BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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La CREPUQ déplore l’annonce d’orientations destinées à encadrer les frais institutionnels

Montréal, le 15 février 2008 – La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) déplore l’annonce faite aujourd’hui par la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport d’orientations destinées à réglementer encore davantage les frais institutionnels.

Rappelant les engagements de transparence, de consultation et de reddition de comptes pris par les chefs d’établissement universitaires en 2004 et réitérés à l’automne 2007, la présidente de la CREPUQ et principale et vice-chancelière de l’Université McGill, madame Heather Munroe-Blum, a indiqué que « l’introduction d’un encadrement supplémentaire ne pourrait se faire qu’au détriment de la qualité des services, destinés uniquement, ne l’oublions pas, à mieux servir les étudiants ».

Les chefs d’établissement ont la conviction que la connaissance des besoins des étudiants permet aux établissements d’offrir des services en harmonie avec les particularités et les besoins spécifiques de leur clientèle, que l’éventail des services offerts doit pouvoir évoluer en fonction des besoins et qu’il est normal que de tels services soient financés par des frais institutionnels, conformément aux dispositions déjà contenues dans les Règles budgétaires du Ministère.

« Il va de soi que la qualité des services ne peut être assurée qu’en ajustant les frais imposés en fonction de l’augmentation des coûts de base. Agir autrement risque de priver les étudiants de ressources en évolution constante, étroitement associées à leur formation universitaire », d’ajouter madame Heather Munroe-Blum.

La présidente de la CREPUQ a indiqué qu’il était normal que les montants imposés à titre de frais institutionnels varient d’un établissement universitaire à l’autre puisque les services offerts sont eux-mêmes variés et souvent adaptés aux différentes clientèles visées.

Donnant comme exemples les coûts liés aux droits d’auteur, les primes d’assurances, les coûts d’achat de matériel pour des fins de formation, madame Heather Munroe-Blum a ajouté que les établissements universitaires n’agissaient souvent qu’à titre d’intermédiaires et qu’ils n’avaient souvent pas de contrôle direct sur les coûts. À cet égard et concernant d’autres éléments soulevés par l’annonce de la ministre, la présidente de la CREPUQ a dit souhaiter avoir un dialogue constructif avec les autorités du ministère de l’Éducation afin d’éviter des situations qui, en bout de ligne, risquent de pénaliser les étudiants.

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Pour information :Daniel Zizian
Directeur général
514-288-8524 p. 201