BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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La CREPUQ déplore l’intervention gouvernementale en matière de frais institutionnels obligatoires

Montréal, le 11 avril 2008 – La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) déplore l’annonce faite aujourd’hui par la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport confirmant sa volonté de réglementer encore plus les frais institutionnels obligatoires.

Bien que les règles budgétaires qui seront adoptées pourraient comporter un certain nombre d’assouplissements par rapport aux orientations déposées en février dernier, les chefs d’établissement universitaire demeurent convaincus que l’introduction d’un encadrement supplémentaire ne pourra se faire qu’au détriment de la qualité des services offerts par les universités et uniquement destinés à mieux servir les étudiants.

Les chefs d’établissement considèrent tout à fait raisonnable que les services offerts aux étudiants, et non financés par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, le soient par des frais institutionnels correspondant à leurs coûts, conformément aux dispositions des Règles budgétaires du ministère. Ils estiment en outre offrir de façon responsable une gamme de services en harmonie avec les particularités de leur clientèle et un éventail de services offerts évoluant en fonction de leurs besoins spécifiques.

À la suite de l’annonce de la ministre, il est à prévoir que les universités devront réduire l’étendue des services offerts et seront confrontées à des choix difficiles à l’égard des ressources déployées dans les activités culturelles, les services d’aide psychologique, ou encore les infrastructures sportives.

Les chefs d’établissements universitaires tiennent également à rappeler que les décisions relatives à l’offre de services et à leur financement relèvent de la responsabilité de leur Conseil d’administration.

Les nouvelles règles du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport comporteront des difficultés réelles d’application. Dans certains cas, elles s’avéreront tout à fait inapplicables. La mise en œuvre de ces règles compromettra la qualité des services offerts aux étudiants et impliquera un niveau de complexité additionnel dans un contexte de ressources déjà limitées.

Madame Heather Munroe-Blum, présidente de la CREPUQ et principale et vice-chancelière de l’Université McGill, tient à exprimer toute l’importance que les étudiants représentent pour elle et ses collègues dans l’ensemble de la vie universitaire. « Ils sont au cœur de notre mission, et notre action ne se justifie que par la qualité et la pertinence de l’enseignement qu’ils reçoivent et de la recherche à laquelle ils participent » a indiqué madame Heather Munroe-Blum.

À cet égard, la présidente de la CREPUQ a dit souhaiter un dialogue constructif avec les représentants étudiants afin de conclure des ententes permettant aux universités d’offrir des services de qualité à l’ensemble des étudiants. « Il va de soi que le maintien de la qualité des services ne peut être assuré que si les frais imposés correspondent aux coûts réels. Agir autrement privera les étudiants de ressources en évolution constante, étroitement associées à leur formation universitaire », de conclure madame Munroe-Blum.

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Pour information :
Daniel Zizian
Directeur général
514-288-8524 p. 201