BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

Accueil » Archives

Fin du deuxième tour du processus d’admission en résidence : les universités québécoises font meilleure figure que celles du reste du Canada en matière d’admission de médecins diplômés à l’étranger

Montréal, le 16 avril 2008 – Les quatre universités québécoises dotées d’une faculté de médecine soulignent avec satisfaction que le Québec demeure, encore cette année, un lieu d’accueil très favorable aux médecins diplômés à l’étranger qui souhaitent entreprendre une résidence.

Les deux tours du processus d’admission en résidence pour l’année 2008-2009 sont maintenant terminés. On constate que 68 candidats diplômés hors du Canada et des États-Unis (DHCEU) sont admis dans le contingent régulier, soit 14 de plus que l’année dernière. Au total, 140 DHCEU ont participé au processus cette année, de sorte que le taux d’admission de ces candidats est de 48,6 %, comparativement à 41,2 % l’année dernière.

Le Québec fait bonne figure à l’échelle canadienne ; au total, 353 DHCEU ont été admis dans tout le Canada sur un total de 1 299 personnes s’étant soumises à toutes les étapes du processus de demande d’admission géré par CaRMS. De fait, si on soustrait les résultats obtenus à cet égard au Québec, on réalise que dans l’ensemble des autres provinces canadiennes, 24,6 % des candidats DHCEU ont été admis (soit 285 sur 1159). Le taux de succès des candidats DHCEU au Québec est donc deux fois plus élevé que dans le reste du Canada, ce qui démontre à quel point les facultés de médecine québécoises sont ouvertes à accueillir de tels candidats ; la société peut se réjouir à la perspective de pouvoir bientôt compter sur la contribution de ces médecins au Québec.

Notons qu’ainsi, ce sont 9,6 % des nouveaux résidents dans le contingent régulier au Québec en 2008-2009 qui seront des DHCEU, ce qui est supérieur à la cible qui avait été anticipée dans les projections d’origine du décret gouvernemental, lesquelles prévoyaient que 8,3 % des places leur seraient attribuées.

Depuis le début des années 2000, les admissions de DHCEU continuent d’augmenter, passant de 5 à 68 cette année et ce, malgré le contexte financier difficile dans lequel les facultés doivent fonctionner et au moment où les cohortes d’étudiants québécois admis en première année de médecine n’ont jamais été aussi importantes. « On ne doit pas se le cacher, les universités et les facultés de médecine du Québec doivent réaliser des miracles dans les circonstances actuelles », a mentionné le Dr Guy Breton, président du Comité des affaires médicales de la CREPUQ et vice-recteur exécutif à l’Université de Montréal. « Nos ressources sont étirées à l’extrême et nous devons rendre hommage à ces hommes et ces femmes qui, dans tous nos milieux de formation médicale, réussissent, dans des conditions difficiles, à continuer de former des médecins de très haute qualité, que le monde nous envie d’ailleurs ».

Les universités dotées d’une faculté de médecine félicitent les 68 candidats admis, dont la qualité du dossier a permis de confirmer qu’ils avaient les aptitudes à entreprendre une formation postdoctorale. Comme c’est le cas depuis quelques années, plusieurs de ces nouveaux résidents seront sous peu invités à un stage d’acclimatation, organisé par les facultés de médecine, qui leur permettra d’entreprendre leur formation postdoctorale du bon pied.

Rappelons qu’actuellement, 160 médecins diplômés hors du Canada et des États-Unis sont déjà inscrits dans les programmes de résidence. Près de 200 professeurs qui ont eux aussi effectué leur formation médicale à l’étranger apportent une contribution importante à la formation et à la recherche médicales universitaires au Québec. « Pour les facultés de médecine québécoises, il s’agit là d’une présence très enrichissante et d’un appui précieux », a tenu à mentionner le Dr Richard Levin, président de la Conférence des doyens des facultés de médecine du Québec et doyen de la faculté de médecine de l’Université McGill.

En ce qui a trait aux places de résidence non comblées après le deuxième tour, elles s’élevaient l’an dernier à 85 (sur 724 places offertes, soit 11,7 %). Cette année, elles sont au nombre de 73 (sur 781 places offertes, soit 9,3 %). Les universités et les facultés de médecine continuent d’être préoccupées par le nombre important de places qui restent vacantes, particulièrement en médecine familiale, lesquelles sont au nombre de 62 (comparativement à 65 au même moment l’an dernier). Elles offrent leur entière collaboration au gouvernement et aux partenaires pour continuer à trouver des façons de rendre la médecine familiale au Québec plus attrayante pour les candidats à l’admission en résidence. « Nos quatre universités, nos quatre facultés de médecine réitèrent leur volonté ferme de contribuer, dans toute la mesure de leurs moyens, à la formation d’excellents médecins qui pourront venir répondre aux attentes de la population québécoise », de conclure le Dr Breton.

– 30 –

Pour information :
Michel Giguère
Chargé de recherche principal
514 288-8524 (poste 208)