BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Annonce ministérielle concernant l’UQAM
Les universités québécoises en faveur d’une gouvernance efficace

Montréal, le 10 octobre 2008 – À la suite de l’annonce de la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport faite hier à l’égard de l’Université du Québec à Montréal, la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) estime qu’il était important d’alléger la pression financière subie par l’UQAM, et ce, sans affecter les ressources de l’ensemble des universités, déjà aux prises avec un sous-financement important.

« Pour le bien-être de la société québécoise, il fallait permettre à l’UQAM de se tourner vers l’avenir » a déclaré la présidente de la CREPUQ, madame Heather Munroe-Blum, principale et vice-chancelière de l’Université McGill. « Nous exprimons notre appui au recteur de l’UQAM, monsieur Claude Corbo, et lui souhaitons de mener à bien le défi auquel son établissement fait face » a ajouté madame Heather Munroe-Blum.

En faveur d’une gouvernance universitaire efficace

Faisant écho aux déclarations de la ministre en faveur d’une bonne gouvernance universitaire, les universités réaffirment qu’elles sont entièrement favorables à une gouvernance efficace. Les universités suivent depuis longtemps l’évolution des meilleures pratiques à ce sujet et certaines ont réalisé des travaux importants dans ce domaine au cours des dernières années.

Les universités ont également pris connaissance du rapport de l’Institut pour la gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP) sur la gouvernance des universités du Québec, publié en septembre 2007. Elles ont rencontré les auteurs, ont étudié le rapport avec leur conseil d’administration, en ont discuté entre elles et, depuis plusieurs mois déjà, avec le ministère de l’Éducation.

Les universités appuient la philosophie et les objectifs de ce rapport et estiment, comme ses auteurs, qu’il faut adhérer à cette vision dans son ensemble et non se contenter d’en adopter certains éléments. Elles en sont arrivées à un large consensus, partagé pour l’essentiel avec le ministère, à l’égard de principes qui doivent être mis de l’avant pour assurer une bonne gouvernance, notamment :

  • un conseil d’administration d’une taille optimale, formé majoritairement de membres indépendants, choisis en fonction de profils de compétences et d’expériences requises pour la bonne gestion de l’université, aux fonctions clairement définies et doté de trois comités requis pour une bonne gouvernance (éthique et gouvernance, ressources humaines, vérification) ;
  • une reddition de comptes annuelle complète et transparente, basée sur des indicateurs qui permettent d’apprécier l’atteinte de leur mission et de leurs orientations stratégiques propres, comprenant des données quantitatives et qualitatives.

À l’instar du rapport de l’IGOPP, les universités québécoises estiment que leur gouvernance doit reposer sur une affirmation claire de leur mission, prendre en compte le caractère propre de chaque institution et être fondée sur l’autonomie et la responsabilité des institutions universitaires.

« Les universités québécoises croient fermement que la mise en oeuvre des principes de bonne gouvernance doit absolument, pour être efficace, être modulée en fonction des valeurs, des traditions et de la culture de chacun des établissements universitaires, et qu’elle pourrait fort bien faire l’objet d’une entente écrite entre la ministre et chacune d’elles » de conclure la présidente de la CREPUQ, madame Heather Munroe-Blum.

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Pour information :
Daniel Zizian
Directeur général
514-288-8524 p. 201