BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Un appel des universités québécoises...
Pour assurer le plein développement du Québec : redonner à l’éducation un statut de priorité nationale

Montréal, le 17 novembre 2008 - Dans une lettre ouverte signée par les 18 chefs d’établissement universitaire et transmise le 12 novembre 2008 aux chefs des cinq principales formations politiques en lice pour l’élection générale du 8 décembre prochain, les universités québécoises proposent de faire de l’éducation en général, et de la formation universitaire en particulier, une priorité nationale de façon à ce que les universités puissent maintenir leur niveau d’excellence sur les plans de l’enseignement et de la recherche et continuer ainsi à contribuer de façon significative au développement du Québec.

« La formation et la recherche universitaires ont été des atouts déterminants du progrès au Québec depuis 50 ans et le deviennent chaque jour davantage dans le contexte d’une économie axée sur le savoir. Il faut donner aux universités les moyens de continuer à poursuivre des activités d’enseignement et de recherche qui se comparent aux meilleurs au monde », a déclaré madame Heather Munroe-Blum, présidente de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) et principale et vice-chancelière de l’Université McGill.

Le document des universités rappelle que malgré les progrès importants réalisés depuis quelques décennies, le taux d’obtention d’un diplôme de baccalauréat au Québec demeure de 6,4 points de pourcentage moindre qu’en Ontario, que les sociétés comparables à celle du Québec visent un taux d’accès au baccalauréat de 50 % et que le système universitaire québécois fait l’objet d’un sous-financement reconnu par tous.

Les universités québécoises articulent cette priorité nationale autour de cinq enjeux principaux :

  1. fixer des objectifs ambitieux en termes de diplomation aux premier, deuxième et troisième cycles universitaires, compatibles avec ceux des juridictions concurrentes ;
  2. favoriser un enseignement et une recherche de haute qualité pour redonner au Québec la place de leader qu’il occupait durant les années 1980 ;
  3. Soutenir les initiatives universitaires visant à accentuer l’internationalisation de l’enseignement et de la recherche universitaires ;
  4. donner suite au rapport de l’Institut sur la gouvernance des organisations publiques et privées en reconnaissant qu’une saine gouvernance des institutions universitaires doit respecter « la diversité des histoires, des traditions, des cultures et des valeurs propres à chaque institution universitaire » ;
  5. relever le niveau de financement par étudiant au niveau moyen constaté pour l’ensemble des universités du reste du Canada.

IL FAUT LE SAVOIR

« Notre capacité à maintenir une économie vigoureuse et à relever les multiples défis de notre société, notamment en matière de santé et d’environnement, passe d’abord par le savoir et par notre aptitude à relever le défi de l’éducation, et tout particulièrement au niveau universitaire », a conclu madame Munroe-Blum.

La CREPUQ demande aux chefs des partis politiques de se prononcer sur ces grands enjeux. Leurs réponses seront publiées le 21 novembre 2008 sur un site web créé par la CREPUQ pour l’occasion (http://www.crepuq.qc.ca/elections-quebecoises-2008/). On y trouve la lettre transmise aux chefs de parti, le texte signé par les chefs d’établissement universitaire et des données sur le système universitaire québécois.

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Pour information :
Daniel Zizian
Directeur général
514-288-8524 p. 201