BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Tous les partis politiques font de l’éducation une priorité, mais certains engagements méritent d’être précisés et bonifiés

Montréal, le 26 novembre 2008 - La Conférence des recteurs et des principaux des universités québécoises (CREPUQ) constate avec satisfaction que les cinq principales formations politiques en lice pour l’élection du 8 décembre placent l’éducation au cœur de leurs priorités. Elles relient, chacune à leur manière, une éducation universitaire de qualité à la croissance de l’économie et aux grands défis que doit relever le Québec en matière de santé, d’environnement et de développement des régions.

Par l’entremise d’une lettre adressée aux chefs de parti, la CREPUQ proposait aux formations politiques de faire de l’éducation en général, et de l’enseignement et de la recherche universitaires en particulier, une priorité nationale et leur demandait de se prononcer sur cinq enjeux reliés au secteur universitaire.

Ainsi, les partis politiques proposent un ensemble de moyens pour rehausser le taux de diplomation, favoriser un enseignement et une recherche universitaires de calibre mondial, et renforcer l’ouverture des universités québécoises sur le monde.

En matière de gouvernance, les partis politiques s’entendent pour constater l’importance de respecter les spécificités et les valeurs propres à chaque institution ainsi que leur autonomie institutionnelle, tout en aménageant un cadre d’imputabilité quant à l’utilisation des fonds publics et l’atteinte de leurs objectifs.

Enfin, tous les partis s’engagent à augmenter le financement de l’éducation postsecondaire. La CREPUQ est en mesure de constater l’importance accordée par les formations politiques au financement universitaire, elle s’inquiète cependant du caractère à la fois insuffisant et imprécis de certains engagements dans un contexte global où les juridictions avec lesquelles le Québec est en compétition font de l’éducation universitaire une priorité. Le sous-financement des universités québécoises par rapport à la moyenne des universités des autres provinces canadiennes a été évalué à 375 M $ par année en 2002. Or, aucun des partis politiques ne s’engage à combler cet écart.

« Nous comprenons que la priorité dans les mois qui viennent sera la présente crise économique. Les établissements universitaires sont d’ailleurs déterminés à collaborer avec le gouvernement qui sera élu le 8 décembre pour favoriser une reprise de l’économie et relever les multiples défis de notre société », a mentionné madame Heather Munroe-Blum, présidente de la CREPUQ et principale et vice-chancelière de l’Université McGill.

« Par ailleurs, les enjeux touchant l’éducation et la recherche universitaires sont d’une importance capitale pour l’avenir de la société québécoise. Il faut donc aussi penser à l’avenir à plus long terme et donner à nos universités le soutien dont elles ont besoin pour remplir pleinement leur mission », a conclu la présidente de la CREPUQ.

La CREPUQ invite la population à prendre connaissance du texte sur les enjeux universitaires signé par les 18 chefs d’établissement ainsi que des réponses des partis politiques. Ces documents peuvent être consultés sur le site www.crepuq.qc.ca/elections-quebecoises-2008/.

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Pour information :
Daniel Zizian
Directeur général
514-288-8524 p. 201