BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Une société scolarisée : un gage de succès pour le développement économique, social et culturel du Québec

Montréal, le 1er mars 2011 – Dans le contexte des consultations prébudgétaires menées par le ministre des Finances, monsieur Raymond Bachand, la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) a déposé un mémoire exprimant de nouveau les propositions présentées lors de la Rencontre des partenaires en éducation du 6 décembre 2010.

Les enjeux qui touchent le domaine de l’éducation sont d’une importance capitale pour l’avenir de la société québécoise comme l’a indiqué récemment le premier ministre du Québec dans son discours inaugural. Si le Québec souhaite être une société innovante, tous les acteurs socio-économiques doivent être mis à contribution de façon à favoriser la persévérance scolaire et la diplomation, et ce, au niveau de tous les ordres d’enseignement.

« Parmi les grands secteurs d’intervention de l’État, l’éducation est celui qui contribue le plus à la création de la richesse et du mieux-être collectif. Une population plus éduquée est en meilleure santé. De plus, les sociétés jouissant des taux de scolarisation les plus élevés sont parmi les plus riches et elles ont davantage que les autres les moyens d’offrir à leur population des services publics de qualité. C’est pour cette raison que nous croyons que tous doivent conjuguer leurs efforts pour soutenir le réseau universitaire : la société (par l’entremise de subventions gouvernementales), les étudiants (par les droits de scolarité) ainsi que le secteur privé (par la voie de la philanthropie ou de diverses façons) », a affirmé le président du Conseil d’administration de la CREPUQ, monsieur Denis Brière, recteur de l’Université Laval.

Nos universités ont accompli de grandes choses au cours des cinquante dernières années et le Québec ne serait pas du tout le même sans la contribution extraordinaire des établissements universitaires à son développement économique, social et culturel. Les performances passées ne sont cependant plus garantes de l’avenir. Les nuages s’amoncellent et de plus en plus d’indices pointent dans la même direction : le statu quo n’est tout simplement plus viable. Loin de vouloir tenir un discours alarmiste, les chefs d’établissement universitaire se doivent néanmoins d’interpeller le gouvernement et, à travers lui, la société dans son ensemble, sur les difficultés auxquelles fait face notre réseau universitaire et, surtout, sur les dangers qui nous guettent de voir la qualité de la formation universitaire et la compétitivité en recherche de nos universités être compromises.

« Le sous-financement chronique dont souffrent les établissements universitaires depuis plusieurs années ne peut plus être ignoré et il est urgent de corriger la situation si on ne veut pas mettre en péril l’immense pas en avant que la société québécoise a accompli grâce, entre autres, à son réseau universitaire. La CREPUQ invite donc le ministre des Finances à annoncer, dans le cadre de son prochain Discours sur le budget, l’ensemble de mesures qu’il entend mettre de l’avant pour régler le sous-financement des universités québécoises de façon à éviter d’avoir à reprendre le même débat année après année. Le gouvernement doit être audacieux et adopter une solution d’ensemble qui permettra aux universités de contribuer encore davantage au développement économique, social et culturel du Québec », a ajouté monsieur Daniel Zizian, président-directeur général de la CREPUQ.

Le mémoire présenté au ministre des Finances dans le cadre des consultations prébudgétaires 2011 est disponible sur le site Internet de la CREPUQ à l’adresse http://www.crepuq.qc.ca/spip.php ?article1299&lang=fr.

La CREPUQ regroupe les 18 établissements universitaires du Québec. Elle agit comme porte-parole auprès du gouvernement et des milieux intéressés par l’enseignement et la recherche universitaires. Elle est également un outil de coordination et de concertation entre les universités, un centre de recherche au service des administrations universitaires, un agent coordonnateur de services communs, ainsi qu’un centre de ressourcement et de réflexion pour ses membres.

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Source :
Chantal Pouliot, directrice des communications
Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec
514 288-8524, poste 244
chantal.pouliot@crepuq.qc.ca