BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Propositions élections fédérales 2011 - L’innovation et la recherche universitaire : des enjeux de taille pour assurer une société prospère

Montréal, le 18 avril 2011 – La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) invite les représentants de tous les partis, qui partagent actuellement leur vision des défis auxquels nous devrons faire face, à accorder une place de choix à l’innovation et à la recherche universitaire.

« Si le Canada et le Québec font l’envie de plusieurs pour l’abondance de leurs richesses naturelles, cela ne doit pas nous faire perdre de vue que c’est d’abord et avant tout par la qualité de notre main-d’œuvre hautement qualifiée ainsi que par notre capacité à innover et à entreprendre que nous parviendrons à nous maintenir parmi les sociétés les plus prospères et les plus avancées socialement » a indiqué le président du Conseil d’administration de la CREPUQ, monsieur Denis Brière, recteur de l’Université Laval.

La CREPUQ souhaite attirer l’attention sur deux enjeux majeurs auxquels le Canada devra s’attaquer rapidement et avec ardeur s’il entend maintenir la compétitivité en recherche de ses établissements universitaires.

Le premier de ces enjeux est sans conteste celui du financement des frais indirects de la recherche. Les frais indirects de la recherche correspondent aux frais qui, sans être directement rattachés à un projet de recherche en particulier, sont déboursés par les universités pour soutenir l’environnement de recherche dont nos chercheurs ont besoin. On pense, entre autres, aux coûts d’entretien et de rénovation des installations de recherche, aux coûts engendrés pour la gestion du processus de recherche et aux coûts liés au respect des différentes normes et réglementations.

On considère généralement que les frais indirects représentent entre 50 % et 65 % des fonds directement investis dans un projet de recherche, des taux qui sont reconnus par le gouvernement du Québec. Dans les documents budgétaires déposés par le gouvernement du Québec en mars 2011, ce dernier estime que « le sous-financement, par le gouvernement fédéral, des frais indirects de la recherche effectués par les universités [québécoises] représente un manque à gagner de l’ordre de 90 millions de dollars, pour la seule année 2007-2008. »

Tout en continuant d’accroître son soutien aux conseils subventionnaires fédéraux ainsi qu’à la Fondation canadienne pour l’innovation, à Génome Canada et au Programme des chaires de recherche du Canada, le gouvernement fédéral doit également porter une attention particulière au financement des frais d’exploitation et de maintenance des infrastructures universitaires de la recherche. Les montants mis à la disposition des universités permettent de financer les opérations des infrastructures universitaires de recherche pendant leur phase de démarrage. Toutefois, ces mesures n’offrent pas de solution à long terme pour assurer leur fonctionnement optimal. Il s’agit de l’un des défis auxquels le Canada devra s’attaquer s’il désire assurer la compétitivité de son secteur de recherche sur la scène internationale.

« Qu’il s’agisse des frais indirects ou des frais d’exploitation et de maintenance des infrastructures universitaires de recherche, le financement de la recherche ne concerne pas que le milieu universitaire. Ce sont des enjeux qui interpellent l’ensemble de la société, car ils témoignent de notre volonté de demeurer à l’avant-garde de la connaissance et constituent des facteurs déterminants quant à notre capacité à attirer et retenir ici des chercheurs de haut calibre », a pour sa part conclu monsieur Daniel Zizian, président-directeur général de la CREPUQ.

Les propositions des établissements universitaires québécois sont disponibles sur le site Internet de la CREPUQ à l’adresse : http://www.crepuq.qc.ca/spip.php ?article1315&lang=fr.

La CREPUQ regroupe les 18 établissements universitaires du Québec. Elle agit comme porte-parole auprès du gouvernement et des milieux intéressés par l’enseignement et la recherche universitaires. Elle est également un outil de coordination et de concertation entre les universités, un centre de recherche au service des administrations universitaires, un agent coordonnateur de services communs, ainsi qu’un centre de ressourcement et de réflexion pour ses membres.

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Source :
Chantal Pouliot, directrice des communications
Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec
514 288-8524, poste 244
chantal.pouliot@crepuq.qc.ca