BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

Accueil » Archives

Les propositions de la FEUQ auraient pour effet de nuire considérablement à l’enseignement et la recherche universitaires

Montréal, le 11 avril 2012 – La FEUQ a rendu public aujourd’hui un document intitulé Les étudiants proposent : Révisons les dépenses universitaires. Après avoir pris connaissance de ce document, la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) constate une erreur méthodologique importante qui vient fausser les conclusions auxquelles la fédération étudiante est parvenue. De plus, les propositions formulées auraient pour effet de nuire considérablement à l’enseignement et à la recherche universitaires.

La FEUQ compare un montant cumulatif sur cinq ans à la suite d’un gel des dépenses (296,2 M$) à un montant annuel récurrent lié à la hausse des droits de scolarité (207,6 M$) en 2016-17. Pour rendre les choses comparables, il aurait plutôt fallu prendre le montant cumulatif des droits de scolarité pour les cinq prochaines années, ce qui correspondrait approximativement à 1 milliard de dollars pour la période 2012-13 à 2016-17 (ce à quoi, selon la méthodologie utilisée par la FEUQ, il faudrait retirer un montant à titre de crédits d’impôt).

Même si les calculs avaient été exacts, il faut bien comprendre que ce que propose la FEUQ, c’est un appauvrissement du réseau universitaire québécois.

« Au lieu de procéder à un réinvestissement dans notre système universitaire, la FEUQ propose de lui couper les vivres. Il est difficile de voir comment cela pourrait favoriser une amélioration de la qualité de l’enseignement et de la recherche. Par ailleurs, les propositions de la FEUQ font tout simplement abstraction de l’augmentation des coûts des biens et services. C’est comme si les universités québécoises pouvaient décider unilatéralement que leurs fournisseurs n’augmenteraient pas leurs prix », a déclaré la présidente désignée du Conseil d’administration de la CREPUQ, madame Luce Samoisette, rectrice de l’Université de Sherbrooke.

Par ailleurs, les propositions de la FEUQ passent sous silence les efforts des universités en matière de resserrement de leurs dépenses, à la suite de l’adoption de la Loi 100 qui vise la rémunération, la réduction des effectifs de leur personnel et diverses autres dépenses.

« Ce que propose la FEUQ, c’est non seulement de geler les droits de scolarité, mais également de geler d’importantes enveloppes budgétaires des universités. Or, toutes les dépenses faites au sein d’une université servent à accomplir ses missions d’enseignement, de recherche et de services à la collectivité. Comment peut-on, par exemple, proposer de geler les budgets liés à l’informatique sans compromettre le maintien d’un environnement à la fine pointe de la technologie », a pour sa part indiqué monsieur Daniel Zizian, président-directeur général de la CREPUQ.

Contrairement à ce que la FEUQ laisse entendre, les universités québécoises sont bien gérées. Chaque établissement universitaire est dirigé par un conseil d’administration composé notamment d’administrateurs universitaires, de professeurs, d’étudiants et de représentants des milieux socio-économiques. Ces gens œuvrent avec le souci du bien commun et adoptent annuellement le budget de leur établissement de façon à assurer une gestion rigoureuse des fonds publics.

La CREPUQ regroupe les 18 établissements universitaires du Québec. Elle agit comme porte-parole auprès du gouvernement et des milieux intéressés par l’enseignement et la recherche universitaires. Elle est également un outil de coordination et de concertation entre les universités, un centre de recherche au service des administrations universitaires, un agent coordonnateur de services communs, ainsi qu’un centre de ressourcement et de réflexion pour ses membres.

– 30 –

Source :
Chantal Pouliot, directrice des communications
Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec
514 288-8524, poste 244
chantal.pouliot@crepuq.qc.ca