BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

Accueil » Archives

Les universités et les engagements du Sommet du Québec et de la jeunesse : le lien de confiance sera-t-il brisé ? 4 février 2001

Communiqué

Communiqué

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

NOUVELLE HAUSSE DES INSCRIPTIONS À LUNIVERSITÉ

Montréal, le 5 octobre 2001 Au trimestre d’automne 2001, 143 737 étudiantes et étudiants se sont inscrits au temps plein dans les universités québécoises, et 84 352 au temps partiel, pour un total de 228 089 inscriptions. Cela représente une augmentation de 2,3 % du nombre total des inscriptions.

Pour une quatrième année d’affilée, la clientèle étudiante inscrite au temps plein est en hausse (2,9 %) et ce, à chacun des niveaux d’études (1,8 % au 1er cycle, 5,6 % au 2e cycle et 1,3 % au 3e cycle). Les inscriptions des nouveaux étudiants ou étudiantes au temps plein au 1er cycle augmentent quant à elles de 2,7 %. En ce qui a trait au temps partiel, on observe une hausse de 1,3 % des inscriptions, ce qui nous ramène à un niveau légèrement supérieur à celui des inscriptions observées en 1998. Cette hausse se situe principalement aux 2e et 3e cycles.

C’est ce que révèlent les données préliminaires sur les inscriptions en provenance des établissements, à l’exclusion de celles de la Télé Université qui ne participe pas à la cueillette en raison du caractère continu de son processus d’inscription.

Autre constat significatif déjà observé au cours des dernières années, celui de la présence des femmes à l’université. Elles comptent cette année pour 57,9 % des effectifs totaux, dont 56,7 % au temps plein, et 59,8 % au temps partiel. Elles représentent 59,4 % des inscriptions au premier cycle, 52,6 % au deuxième cycle et 46,5 % au troisième cycle. Enfin, les femmes représentent 58,7 % des nouvelles inscriptions au temps plein au premier cycle.

Toutefois, la situation est très variable d’un établissement à l’autre. C’est pourquoi, il faut se référer à chacun des établissements pour identifier les causes précises de ces variations de clientèles.

Pour information

Yvon Bousquet ou Réjean Drolet

Chargés de recherche (514) 288 8524

DIFFUSÉ LE 4 FÉVRIER 2001, À MIDI

Les universités et les engagements du Sommet du Québec et de la jeunesse : Le lien de confiance sera-t-il brisé ?

Montréal, le 4 février 2001 - Le président de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) et plusieurs chefs d’établissement ont été informés de la décision du MEQ de suspendre la signature des contrats de performance avec les universités, venant ainsi accréditer les rumeurs entendues récemment concernant de nouvelles coupures à l’éducation.

« Il n’est pas dans nos habitudes de commenter les rumeurs, mais avec cette information nouvelle, les circonstances sont telles qu’elles exigent, de la part de tous les chefs d’établissement universitaire québécois, une réaction vigoureuse et immédiate » de déclarer monsieur François Tavenas, président de la CREPUQ et recteur de l’Université Laval.

Il serait en effet tout à fait inadmissible que moins d’un an après l’événement, le gouvernement décide de ne pas respecter les engagements fermes qu’il a pris à l’occasion du Sommet du Québec et de la jeunesse concernant le réinvestissement à l’éducation et le financement des coûts de système.

Ces engagements, rappelons-le, avaient alors fait l’objet d’un très large consensus, dans la mesure où ils visaient à assurer aux jeunes québécoises et québécois une formation qui soit non seulement à la hauteur de leurs aspirations, mais absolument essentielle à leur insertion dans une économie du savoir de plus en plus globalisée. Et même si le niveau du réinvestissement convenu était en deçà de leurs attentes et de leurs réels besoins, les universités ont néanmoins adhéré au consensus, conscientes qu’il s’agissait d’un premier pas important vers le rétablissement de leur position concurrentielle par rapport aux autres universités canadiennes. Rien ne saurait justifier, aujourd’hui, que soit renié l’engagement collectif pris en février 2000.

C’est de bonne foi et avec ouverture que les établissements universitaires ont accepté de s’engager dans une relation de type contractuel avec le MEQ. Et, de fait, c’est une énergie considérable qu’ils ont déployée depuis quelque huit mois pour arriver à des attentes acceptables aux deux parties. L’opération n’est d’ailleurs pas encore terminée, quatre établissements seulement ayant, à ce jour, conclu une telle entente. Doit-on interpréter cette mise en veilleuse des contrats de performance comme voulant dire que, dans les faits, ils n’engagent que l’une des parties ? Cela aussi serait totalement inacceptable.

C’est la première fois dans l’histoire moderne des universités québécoises que le gouvernement prend des engagements pluriannuels à leur endroit, en matière de financement. C’est sur cette base que les universités ont elles-mêmes pris des engagements financiers qu’elles ne pourraient respecter si le gouvernement renonçait à honorer sa part du contrat.

Les chefs d’établissement universitaire du Québec sont unanimes à estimer que si ces informations s’avèrent fondées, un lien fondamental de confiance sera rompu entre le monde universitaire et le gouvernement. « Au moment où le Québec s’efforce d’occuper toute la place qui lui revient au sein de l’économie du savoir et se doit d’investir dans son système universitaire, pareilles décisions seraient incompréhensibles et contraires aux intérêts de la société québécoise dans son ensemble et, particulièrement, de tous les étudiantes et étudiants qui se préparent à y assurer la relève », de conclure monsieur Tavenas.

Pour information :

François Tavenas

Président de la CREPUQ

(418) 656-2949