BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Les universités et les engagements du Sommet du Québec et de la jeunesse : éviter les malentendus et maintenir le lien de confiance. 8 février 2001

Communiqué

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Les universités et les engagements du Sommet du Québec et de la jeunesse : ÉVITER LES MALENTENDUS et maintenir le lien de confiance.

Montréal, le 8 février 2001 - Les chefs d’établissement universitaire du Québec ont accueilli avec intérêt, hier, la déclaration du gouvernement du Québec à l’effet de respecter ses engagements pris à l’occasion du Sommet du Québec et de la jeunesse.

Cependant, étant donné le sentiment d’incertitude et de vive inquiétude qui a fortement marqué le monde universitaire au cours de la dernière semaine, ils considèrent qu’il est essentiel et de leur devoir de s’assurer que, de part et d’autre, l’on comprenne bien la nature et la portée de ces engagements.

En clair, ces engagements comprennent un réinvestissement de 300 M$ récurrents à terme sur trois ans - 120 M$ en 2000-2001, 60 M$ en 2001-2002 et 120 M$ en 2002-2003 - à quoi s’ajoute le financement des coûts de système (indexation des salaires, vieillissement du personnel, indexation des dépenses non salariales, etc). Ces coûts de système sont de l’ordre de 40 M $ cette année, c’est dire qu’ils pourraient totaliser quelque 120 M $ sur trois ans. Il faut rappeler que s’ajoutent à ces engagements les 23 M $ par année, pendant dix ans, provenant des bourses du millénaire. Réduire ces sommes d’une façon ou d’une autre ou procéder à toute forme de coupure dans la subvention de base serait considéré comme un bris d’engagement.

Il importe que le Gouvernement confirme sans équivoque qu’il donne le même sens que nous à ses engagements. Alors, et alors seulement, pourra-t-on se réjouir sans arrière-pensée de la décision qui vient d’être annoncée.

On l’a vu, la mobilisation sans précédent du monde universitaire a été à la hauteur de la colère généralisée qu’a provoquée ce que l’on pourrait appeler la rupture intergénérationnelle appréhendée.

Quant aux contrats de performance, une bonne volonté et une énergie considérables ont été déployées pendant de longs mois pour en arriver à leur conclusion, en mettant à contribution les instances propres à chaque établissement. Les attentes que leur élaboration a suscitées sont grandes. Mais les contrats ne vaudront que dans la mesure où ils engageront fermement les deux parties signataires.

Tous ne demandent pas mieux que d’œuvrer, dans leurs attributions respectives et dans un climat propice, à la construction du Québec de demain. Il s’agit de renforcer notre capacité, comme société, de nous positionner avantageusement dans une économie du savoir de plus en plus concurrentielle. En l’occurrence, c’est de la relève dont il est question et, à terme, de notre capacité de générer les ressources nécessaires au financement de nos services collectifs. Peut-on trouver meilleur investissement ?

Pour information :

François Tavenas

Président de la CREPUQ

(418) 656-2272