BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Réaction de la CREPUQ au budget fédéral. 10 décembre 2001

Communiqué

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

RÉACTION DE LA CREPUQ AU BUDGET FÉDÉRAL.

Montréal, le 10 décembre 2001 - C’est avec un sentiment de vive satisfaction que les chefs d’établissement universitaire québécois ont accueilli la décision du gouvernement fédéral, qui vient d’être annoncée par le ministre des Finances, monsieur Paul Martin, de consacrer 200 M $ pour couvrir partiellement les frais indirects de la recherche financée par les organismes subventionnaires fédéraux pour l’exercice 2001, et de hausser de façon significative les budgets de ces mêmes organismes.

L’initiative concernant les frais indirects de la recherche constitue, du moins pour l’année en cours, un pas important dans le sens d’un rattrapage par rapport à la situation qui prévaut chez nos voisins du sud, où le taux de remboursement s’élève à environ 40 % en moyenne, ce pourcentage étant généralement reconnu comme reflétant mieux les coûts réels.

« Il faut rappeler que le Québec a été un pionnier dans la reconnaissance des frais indirects de la recherche, qu’il finance depuis 1989-90, à un taux moyen réel d’environ 13%, soit 10% pour le secteur bio-médical et 15% pour les autres secteurs. Afin d’assurer leur compétitivité à l’échelle canadienne, il est essentiel que les universités québécoises, comme celles des autres provinces, puissent bénéficier pleinement de cette initiative fédérale. Ces mesures permettraient ainsi de consolider, voire d’améliorer, la performance relative des universités québécoises en recherche, tout en répondant aux besoins criants découlant de l’accroissement rapide et important du volume de recherche qu’elles ont connu au cours des dernières années », de déclarer monsieur Pierre Lucier, président de la CREPUQ et président de l’Université du Québec.

Quant à l’augmentation des budgets des organismes subventionnaires fédéraux, il s’agit là d’une décision qui était très attendue. C’est qu’il est important que le Canada maintienne le cap pour ce qui est de son objectif d’améliorer sa position relative quant à son effort en recherche en fonction du PIB. C’est aussi et surtout qu’il est primordial d’offrir aux jeunes professeurs la possibilité d’obtenir des subventions de recherche.

On sait, en effet, qu’à cause du nombre important de nouveaux professeurs qui ont été embauchés au cours des années récentes, les taux de réussite aux concours des organismes subventionnaires ont chuté au point de priver de très nombreux jeunes professeurs de la possibilité d’amorcer leur carrière dans des conditions vraiment favorables. L’augmentation des budgets des organismes subventionnaires permettra d’apporter, en partie du moins, une réponse à cet épineux problème.

« C’est dans le cadre du maintien, voire de l’amélioration, de la position concurrentielle des universités canadiennes que ces annonces du gouvernement fédéral doivent être accueillies et interprétées. Il faut aussi voir dans ces décisions une contribution à la réussite de la participation des universités québécoises à l’économie du savoir », de conclure monsieur Pierre Lucier.

Pour information :

Jacques Bordeleau

Directeur général

(514) 288-8524, poste 201