BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Réaction de la CREPUQ au budget du Québec.

Communiqué

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RÉACTION DE LA CREPUQ AU BUDGET DU QUÉBEC.

Montréal, le 30 mars 2004 - Les chefs d’établissements universitaires ont accueilli le budget du Québec avec un sentiment d’étonnement et de déception, dans la mesure où il ne comporte aucun réinvestissement dans le système universitaire. Pour ce qui est des fonds subventionnaires de recherche, l’examen des crédits qui leur sont consacrés révèle qu’il s’agit d’une simple reconduction des budgets du dernier exercice, lesquels comportaient déjà des coupures qui ont fait très mal.

Selon monsieur Robert Lacroix, président de la CREPUQ et recteur de l’Université de Montréal, « alors qu’on arrive au terme des travaux de la Commission parlementaire de l’éducation sur la qualité, l’accessibilité et le financement des universités, dont on peut dire qu’elle fait l’unanimité quant à l’importance du sous-financement des universités, et à l’urgence d’y réinvestir, on ne peut manquer de s’interroger sur la signification de cet exercice, que l’on peut qualifier d’historique et qui a généré des attentes qui sont à la hauteur des efforts et des énergies qui lui ont été consacrées ».

Il faut, bien sûr, se réjouir de la croissance significative des crédits consacrés aux universités, dans la mesure où elle reflète, pour une large part, l’augmentation importante du nombre d’étudiants qui fréquentent l’université, ce qui, en soi, est une excellente nouvelle pour l’avenir du Québec et de son économie. Mais ceci ne constitue aucunement une réponse au sous-financement des universités, bien au contraire.

Compte tenu que les travaux de la Commission parlementaire ne sont pas encore terminés et que le gouvernement s’est engagé à réinvestir 30 millions de dollars au cours de la première année de son mandat, les chefs d’établissement refusent encore de croire qu’aucun réinvestissement ne sera fait dans les universités, au cours du prochain exercice. De fait, ils entendent bien s’assurer que, si une marge de manœuvre se dégageait suite à la rencontre des premiers ministres qui aura lieu cet été, les universités compteront alors parmi les premières priorités gouvernementales. De la même façon, les universités veilleront à ce que tout montant provenant de la bonification du Programme canadien de prêts aux étudiants annoncé dans le dernier budget fédéral, soit affecté au réinvestissement universitaire.

« Sinon, le système universitaire québécois, qui accuse déjà un sous-financement cumulatif de près de 3 milliards de dollars par rapport aux universités des autres provinces, verra cet écart continuer de s’accentuer au rythme de quelque 375 millions de dollars par année, au point de devenir impossible à rattraper. En permettant ainsi à notre système universitaire de se voir déclasser, c’est l’avenir même du Québec, par sa capacité à générer de la richesse, que l’on hypothéquerait », de conclure monsieur Lacroix .

Pour entrevues :

Pierre Bouchard

Conseiller en communications

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Cellulaire : (514) 951-7516