BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Réaction mitigée de la CREPUQ au budget fédéral

Montréal, le 24 février 2005 - C’est avec un sentiment mitigé que les chefs d’établissement universitaire québécois ont accueilli le budget fédéral, présenté hier par le ministre des Finances, monsieur Ralph Goodale.

« Il faut, bien sûr, se réjouir de l’augmentation consentie aux budgets des trois conseils subventionnaires, soit le Conseil national de recherche en sciences naturelles et en génie (CRSNG), le Conseil national de recherche en sciences humaines (CRSH) et les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). Mais il importe de réaliser qu’il faudra faire davantage si on veut offrir aux nombreux jeunes chercheurs qui entrent dans nos universités de meilleures chances d’obtenir des subventions et améliorer la position du Canada, en matière de recherche, parmi les pays développés », de déclarer monsieur Robert Lacroix, président de la CREPUQ et recteur de l’Université de Montréal.

De la même façon, si on peut saluer l’ajout d’un montant de 15 M $ au titre des frais indirects de recherche, force est de reconnaître que cette somme aura quand même pour effet de diminuer le pourcentage, déjà nettement insuffisant, de couverture desfrais indirects de la recherche. Ceci au moment où les universités ont à faire face à des besoins criants découlant de l’accroissement rapide et important du volume de recherche qu’elles ont connu au cours des dernières années.

Par ailleurs, il faut souligner l’ajout d’une somme de 165 M $ sur trois ans pour Génome Canada, à même le budget de l’exercice 2004-2005, afin de soutenir la recherche en génomique dans les universités et dans les hôpitaux de recherche.

« Cela dit, c’est peut-être par ses silences que ce budget est source d’inquiétude, notamment par l’absence de toute référence à la Fondation canadienne pour l’innovation, pourtant un élément clé du dispositif de recherche canadien, et surtout à un éventuel transfert au titre de l’enseignement postsecondaire ou au déséquilibre fiscal qui font l’objet d’un large consensus parmi les provinces canadiennes. Il s’agit pourtant là de facteurs qui seront déterminants quant à la place qu’occupera le Canada au sein de l’économie du savoir. Nous osons espérer qu’il s’agit là d’une histoire à suivre, et rapidement », de conclure monsieur Robert Lacroix.

Pour information :

Jacques Bordeleau

Directeur général

Bureau : (514) 288-8524, poste 201