BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Les universités et le budget du Québec : réaction positive, mais une inquiétude subsiste.

Montréal, le jeudi 21 avril 2005 - Les chefs d’établissement universitaire constatent avec satisfaction que le budget que vient de déposer le ministre des Finances du Québec, monsieur Michel Audet, semble prévoir les sommes nécessaires pour assurer le financement de la croissance de la clientèle étudiante et des coûts de système à l’université.

Selon monsieur Robert Lacroix, président de la CREPUQ et recteur de l’Université de Montréal, « dans la mesure où les règles budgétaires viendront confirmer cette information, nous devons nous en réjouir, étant donné l’importance de la croissance des clientèles et des sommes requises pour la financer, surtout que cette hausse de la fréquentation universitaire est porteuse d’espoir pour l’avenir du Québec. Il faut aussi espérer qu’il y aura suffisamment d’argent pour implanter la nouvelle formule de financement de la fonction enseignement ».

Par ailleurs, il faut constater la stagnation des crédits alloués aux fonds de recherche, au moment où les besoins sont en croissance du fait, entre autres, de l’arrivée de nombreux jeunes chercheurs dans nos universités.

Enfin, le sous-financement cumulatif des universités québécoises par rapport à celles des autres provinces, qui s’accroît au rythme de 375 M $ par année, continue de nous inquiéter. Il est donc impératif de donner suite aux recommandations du rapport qui a été produit, en juin dernier, par la Commission de l’éducation de l’Assemblée nationale visant la relance du financement universitaire comme meilleur moyen d’assurer l’avenir du Québec.

« C’est pourquoi les chefs d’établissement universitaire répondent avec enthousiasme à l’invitation du Premier ministre du Québec de se joindre à lui et à ses collègues du Conseil de la fédération, afin d’obtenir une hausse des transferts au titre de l’enseignement postsecondaire. Il y a là une piste qu’il faut explorer, étant par ailleurs entendu que, quoi qu’il advienne, l’heure des choix est arrivée, car il s’agit là d’un enjeu vital pour l’avenir de la société québécoise », de conclure monsieur Lacroix.

Pour information :

Jacques Bordeleau

Directeur général

(514) 288-8524, poste 201