BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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La qualité de la langue chez les futurs enseignants : une politique commune des universités francophones du Québec

Montréal, le 11 novembre 2005 - Les universités québécoises francophones ont adopté une politique commune relative à l’évaluation et à la valorisation de la qualité de la langue dans les programmes de formation à l’enseignement. Cette politique prévoit que, à compter du trimestre d’automne 2006, les étudiantes et les étudiants inscrits en formation initiale à l’enseignement devront avoir réussi le même test de français écrit avant l’inscription au troisième stage. Ce stage est le premier de ceux qui comportent une prise en charge de la classe.

« Cette politique a le grand mérite d’harmoniser les différentes pratiques que les établissements avaient déjà mises en oeuvre, depuis 1994, pour permettre à tous les candidats au brevet d’enseignement de répondre aux exigences institutionnelles en matière de connaissance de la langue », de déclarer monsieur Marc Turgeon, président de l’Association des doyens, doyennes et directeurs, directrices pour l’étude et la recherche en éducation (ADEREQ), et doyen de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal. Pour sa part, madame Carole Lamoureux, présidente du Comité des affaires académiques de la Conférence des recteurs et des principaux du Québec (CREPUQ) et vice-rectrice aux études et à la vie étudiante de l’Université du Québec à Montréal, a ajouté que « cette politique est le fruit d’une collaboration positive entre l’ADEREQ, qui en a pris l’initiative, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) et le Comité des affaires académiques de la CREPUQ ».

L’implantation de cette politique signifie que, désormais, la réussite à un cours de mise à niveau ne pourra plus remplacer la réussite au test. Le seuil minimal de réussite pour chacun des deux volets du test (code linguistique et rédaction) est de 75% pour toutes les filières de formation menant à un brevet d’enseignement, à l’exception de l’enseignement de la formation professionnelle et des langues secondes ou tierces, où le seuil est fixé à 60%.

Le test en question a été développé par le Service d’évaluation linguistique (SEL) de la Téluq. Son adoption a été recommandée par un comité regroupant des représentants de l’ADEREQ, du MELS et du Comité d’agrément des programmes de formation à l’enseignement (CAPFE), qui a mené, au cours de l’année 2004-2005, une étude sur les tests disponibles qui pouvaient servir d’outil commun d’évaluation des compétences en français écrit.

Les universités présenteront les dispositions de cette politique aux directions générales des commissions scolaires, en les invitant à reconnaître la réussite au test administré en cours de formation et à ne pas exiger la réussite à d’autres tests d’évaluation lors de l’embauche des nouveaux enseignants. « Il est certain que cette mesure faciliterait aux débutants l’entrée dans la profession, tout en assurant qu’ils possèdent les compétences linguistiques requises », de conclure madame Lamoureux.

Pour information :

Marc Turgeon

Président de l’ADEREQ

Doyen, Faculté de l’éducation de l’UQAM

514-987-3000, poste 6542