BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Réaction de la CREPUQ au budget fédéral

Montréal, le 3 mai 2006 - Le premier budget du ministre fédéral des Finances, monsieur Jim Flaherty, comporte à l’égard des universités des mesures qui, dans l’ensemble, vont dans le sens des engagements pris par le Parti conservateur dans le cadre de sa plateforme électorale.

Il en est ainsi, notamment, des mesures touchant la recherche, qui totalisent 100 M$. On se rappelle que le Parti conservateur s’était engagé à consacrer 500 M$ additionnels à la recherche universitaire au cours des cinq années d’un éventuel mandat. Ce montant de 100 M$ se répartit de la façon suivante : 40 M$ pour les frais indirects de recherche, 17 M$ chacun pour les Instituts de recherche en santé du Canada et pour le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, 6 M$ pour le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et 20 M$ pour le Fonds des leaders de la Fondation canadienne pour l’innovation.

Selon monsieur Roch Denis, président de la CREPUQ et recteur de l’UQAM, « ces mesures vont, bien sûr, dans la bonne direction. Dans le cas des frais indirects de la recherche, les augmentations prévues au budget devraient permettre de porter leur taux moyen de financement à un peu plus de leur niveau actuel de 25 % des frais directs, soit à environ 27 %, ce qui est néanmoins nettement inférieur aux coûts réels. De la même façon, l’augmentation des budgets des organismes subventionnaires n’est pas négligeable. Mais il importe de réaliser qu’il faudra faire davantage si on veut offrir aux nombreux jeunes professeurs et chercheurs qui entrent dans nos universités de meilleures chances d’obtenir des subventions et améliorer la position du Canada en matière de recherche. »

Par ailleurs, il faut se réjouir de la création d’une enveloppe de 1 G$ consacrée à l’amélioration de l’infrastructure et de l’équipement des établissements postsecondaires, selon une définition qui semble assez large. Il faudrait toutefois que, dans le respect de leurs compétences, les provinces aient toute latitude quant aux dépenses des établissements qui pourraient être financées à l’aide de ces sommes. Il faut aussi souligner que le Québec touchera des sommes additionnelles de quelque 185 M$ au titre de la péréquation.

Il faut enfin saluer la décision d’éliminer l’impôt fédéral sur tous les revenus de bourses d’études et de perfectionnement. La CREPUQ avait d’ailleurs soumis une demande en ce sens en octobre dernier.

« On ne saurait terminer sans parler de l’intention du gouvernement fédéral d’engager dès maintenant, avec les provinces, des discussions visant le règlement du déséquilibre fiscal. Pour les universités québécoises, il s’agit là d’une question très importante, sur laquelle il importe d’en arriver à un règlement à très court terme, car la situation financière de nos établissements est devenue carrément intenable, au point de compromettre sérieusement la qualité de la formation offerte à nos étudiants. » Les chefs d’établissement continueront d’appuyer fermement dans cette démarche le ministre Jean-Marc Fournier et le premier ministre Jean Charest. « Il s’agit donc d’une histoire à suivre, mais il est permis de penser qu’une lueur d’espoir pointe enfin à l’horizon. Cependant, étant donné la situation financière extrêmement précaire des universités, il faut que, dès maintenant, le gouvernement alloue aux universités les sommes que ce premier budget rend disponibles au Québec », de conclure monsieur Denis.

Pour information :

Jacques Bordeleau

Directeur général

514 288-8524, poste 201