BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Réaction de la CREPUQ au budget fédéral, 18 février 2003

Communiqué

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RÉACTION DE LA CREPUQ AU BUDGET FÉDÉRAL.

Montréal, le 18 février 2003 - Les chefs d’établissement universitaire du Québec se réjouissent de la décision du gouvernement fédéral, qui vient d’être annoncée par le ministre des Finances, monsieur John Manley, de financer les frais indirects de recherche à hauteur de 225 M$, et de conférer à cette politique un caractère de récurrence.

« Il s’agit là d’une décision qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’innovation du Canada, dont la recherche universitaire représente l’un des piliers les plus importants. Même si ces sommes ne permettent de couvrir qu’une partie des frais réels encourus, il n’en demeure pas moins que cette initiative représente un pas très important dans la bonne direction », de déclarer le président de la CREPUQ, monsieur Pierre Lucier, qui est aussi président de l’Université du Québec.

Les universités québécoises n’ont jamais manqué de rappeler le rôle de pionnier joué par le gouvernement du Québec, depuis 1989-90, dans le financement des frais indirects de recherche. Elles tiennent à le souligner de nouveau, tout en insistant sur la nécessité que les universités québécoises disposent, comme les autres universités canadiennes, de l’intégralité des sommes que le gouvernement fédéral a décidé d’allouer à cette fin, sans réduction des sommes provenant de la formule québécoise de financement des frais indirects de recherche. Toute disposition contraire ne pourrait qu’affecter négativement la capacité concurrentielle des universités québécoises et accentuer leur sous-financement par rapport aux universités des autres provinces.

Il est aussi essentiel que les sommes provenant de ce programme soient directement versées aux universités qui verront à en assurer un partage équitable avec leurs facultés, départements, hôpitaux et instituts affiliés. Il faut insister particulièrement sur la situation des hôpitaux universitaires car si, dans ce cas, les frais indirects n’étaient pas versés directement aux universités, cela risquerait de compromettre la mission universitaire de recherche en milieu hospitalier, dont la contribution est essentielle à la formation des étudiants et de la relève scientifique.

Par ailleurs, la décision d’augmenter de 10% les budgets des conseils subventionnaires a été accueillie avec un sentiment de vive satisfaction. Non seulement cet argent permettra-t-il d’offrir aux nombreux jeunes professeurs qui entrent dans nos universités de meilleures chances d’obtenir des subventions de recherche, mais aussi de maintenir le cap pour ce qui est de l’objectif de doubler les budgets des conseils subventionnaires d’ici 2010.

De plus, l’annonce d’un programme de bourses d’études supérieures, géré par les conseils subventionnaires, est aussi très importante dans la mesure où ce programme vise à améliorer la diplomation au niveau de la maîtrise et du doctorat, et ce au moment où la demande pour ce type de main-d’œuvre hautement qualifiée est en pleine croissance.

Enfin, l’octroi d’un montant de 500 M$ à la Fondation canadienne pour l’innovation, destiné à soutenir les installations de recherche en santé, mérite aussi d’être salué, particulièrement dans le contexte québécois, où l’on travaille présentement à deux projets majeurs de centres hospitaliers universitaires. On se félicite également de l’affectation d’une somme de 75 M$ à Génome Canada pour la recherche génomique axée sur la santé.

« En somme, les initiatives qui viennent d’être annoncées dans le cadre du budget Manley touchant la recherche universitaire, les bourses d’études supérieures et les centres hospitaliers universitaires, vont toutes contribuer à permettre à notre société d’occuper une place plus enviable au sein d’une économie du savoir axée sur les connaissances, la créativité et la technologie. Voilà des mesures qui devraient faire l’unanimité dans la communauté universitaire, même si l’équilibre fiscal n’est pas rétabli pour autant », de conclure monsieur Pierre Lucier.

Pour information :

Jacques Bordeleau

Directeur général

514 288-8524, poste 201