BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Bilan des admissions en 2007 en résidence dans les facultés de médecine québécoises

Montréal, le 1er mai 2007 – À l’issue du processus d’admission en résidence, les facultés de médecine québécoises annoncent qu’elles accueilleront, dès le 1er juillet 2007, plus de 630 nouveaux résidents en formation postdoctorale [1], dont environ 400 en spécialités et près de 240 en médecine familiale, ce qui représente une augmentation d’environ 3 % des admissions en résidence par rapport à l’année précédente, au même moment du processus.

Parmi ces nouvelles admissions en résidence pour la cohorte 2007, on compte 550 externes qui seront sous peu diplômés des facultés de médecine du Québec, 23 médecins diplômés hors du Québec et 54 médecins diplômés à l’extérieur du Canada ou des États-Unis (DHCEU).

On note une augmentation significative du nombre d’admissions des DHCEU dans le contingent régulier de 48 à 54, soit une augmentation relative de 12,5 % de 2006 à 2007. Parmi les 54 DHCEU admis en résidence en 2007, on en compte 19 en médecine familiale et 35 en spécialités.

Plusieurs places en résidence demeurent toutefois toujours vacantes à l’issue du 2e tour du processus d’admission. Au total, on compte au Québec 87 places vacantes : 22 en spécialités (dont 14 en médecine interne) et 65 en médecine familiale.

On constate que 64 diplômés du Québec quitteront le Québec pour aller poursuivre leur formation postdoctorale dans le reste du Canada (dont plus de 60 % en spécialités) sur un total de 640 diplômés du Québec ayant participé au processus d’admission 2007 en résidence. Ce sont donc 10% des diplômés du Québec qui quitteront la province pour aller poursuivre leur formation postdoctorale ailleurs au Canada. Cette attrition est compensée au tiers par l’arrivée au Québec de 23 diplômés hors-Québec qui ont choisi de poursuivre leurs études médicales postdoctorales au Québec, principalement en spécialités (18 sur 23). Le bilan reste toutefois négatif, puisque l’arrivée de diplômés hors-Québec ne compense pas complètement le départ des diplômés du Québec, le différentiel étant de 41.

Les autres places non comblées s’expliquent notamment par le fait qu’une vingtaine de diplômés de cette année ont préféré reporter à une année ultérieure leur entrée en résidence et par l’admission, aux États-Unis, d’une quinzaine d’autres diplômés du Québec.

L’intérêt pour la médecine familiale chez les étudiants du Québec a fléchi cette année après plusieurs années d’engouement qui ont obligé les facultés de médecine à développer des capacités d’accueil supplémentaires. Il est toutefois trop tôt pour affirmer s’il s’agit d’une tendance lourde susceptible de mener à la reproduction de résultats semblables au cours des prochaines années et à la révision des accroissements prévus de milieux de formation en médecine de famille.

Les facultés de médecine québécoises remarquent par ailleurs l’intérêt important des futurs médecins québécois pour la formation dans certaines spécialités. Les intervenants concernés, et au premier chef les étudiants, ont fait remarquer que le nombre de places offertes dans ces spécialités n’étant pas suffisant au Québec, ces futurs médecins n’hésitent pas à quitter le Québec pour être en mesure de réaliser leur rêve de devenir médecin spécialiste dans la spécialité de leur choix. Il se pourrait qu’en augmentant le nombre de places offertes dans ces spécialités, pour répondre aux désirs de ses futurs médecins, le Québec puisse être plus compétitif par rapport aux autres provinces canadiennes et que le taux de rétention des diplômés québécois en médecine soit plus élevé, pour le plus grand bénéfice de la population québécoise.

Il faut enfin souligner que le processus d’admission s’est déroulé, en bonne partie, au plus fort des moyens de pression des médecins spécialistes en novembre et décembre derniers, et que le climat tendu qui régnait à cette période a pu influencer le choix de certains étudiants.

Le Dr Réjean Hébert, président de la Conférence des doyens des facultés de médecine du Québec, répondra aux questions à ce sujet le mercredi 2 mai 2007, entre 13h00 et 15h30 ; on peut le joindre au 1-819-564-5201.

Pour information :
Michel Giguère
CREPUQ 514 288-8524 (poste 208)

[1] Dans le contingent régulier.