BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Projet de loi no 32 : Les universités plaident en faveur du respect de leur responsabilité en matière de gouvernance

Montréal, le 14 novembre 2007 – La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) comparaît aujourd’hui devant la Commission des finances publiques pour présenter les réactions et commentaires des établissements universitaires concernant le projet de loi no 32, Loi favorisant la gestion rigoureuse des infrastructures publiques et des grands projets. Ce projet de loi fait partie d’un ensemble de projets de loi et règlement actuellement en cours d’élaboration et qui ont été récemment commentés dans les médias. Ces projets sont intimement liés et ils affecteraient grandement, s’ils étaient adoptés, la capacité d’agir des universités québécoises.

Malgré des objectifs parfaitement légitimes, que les universités appuient, le gouvernement multiplie les niveaux d’autorisation et de contrôle. Les dirigeants des universités québécoises sont convaincus que, dans le contexte actuel de mondialisation et de concurrence à l’échelle internationale, ces contrôles diminueront de façon importante la capacité des universités de profiter des occasions qui se présentent à elles, sans pour autant améliorer la qualité de la gouvernance ou de la gestion des infrastructures universitaires.

« Les universités québécoises sont favorables à la bonne gouvernance, à la transparence et à l’imputabilité. Elles partagent les objectifs du gouvernement en matière de gestion responsable des fonds publics. Cependant, elles sont opposées aux moyens qu’il préconise pour assurer le respect de ces principes », de déclarer la présidente de la CREPUQ, madame Heather Munroe-Blum, principale et vice-chancelière de l’Université McGill.

Les établissements universitaires québécois sont déjà très fortement encadrés par des lois, règlements, décrets et protocoles tels que la Loi sur les investissements universitaires, le Protocole d’entente sur le suivi des projets d’investissements universitaires, la Loi sur l’Agence des partenariats public-privé du Québec et la Loi sur les contrats des organismes publics. Tous ces outils, de même que l’autorité morale du MELS et du gouvernement, permettent déjà à ce dernier de superviser adéquatement les activités des universités et de voir aux intérêts de l’État.

Les universités québécoises sont prêtes à collaborer pleinement avec le gouvernement, en particulier avec le MELS, dont elles relèvent, à mieux informer encore ce dernier de leurs projets et de leurs pratiques en matière de gestion et de bonne gouvernance.

Ensemble, chaque année, les universités québécoises gèrent de façon responsable des fonds qui s’élèvent à près de cinq milliards de dollars. Elles peuvent donc affirmer que leur performance en matière d’administration de biens et services publics se compare avantageusement à celle des autres secteurs d’activité économique, et ce, en dépit du sous-financement chronique auquel elles sont confrontées. « Il y a donc lieu que la bonne réputation des établissements universitaires québécois soit protégée et soutenue vigoureusement par les pouvoirs publics », de conclure madame Munroe-Blum.

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Pour information :
Daniel Zizian
Directeur général
514 288-8524, poste 201